ChatGPT est tentant pour gagner du temps. Mais pour un cabinet suisse soumis au secret professionnel et à la nLPD, l'utiliser sur des données de clients expose à des risques concrets. Voici les 5 principaux — et comment garder les bénéfices de l'IA sans les dangers.
En 30 secondes
ChatGPT fait gagner du temps — mais pour un cabinet suisse, l'utiliser sur des données de clients expose à cinq risques concrets liés au secret professionnel (art. 13 LLCA, art. 321 CP) et à la nLPD. Le problème n'est pas l'IA : c'est où les données sont traitées et qui peut y accéder. On peut garder les bénéfices sans les dangers, avec une IA hébergée en Suisse.
Risque 1 — Les données quittent la Suisse
Tout ce que vous saisissez dans ChatGPT est envoyé et traité sur les serveurs d'OpenAI, principalement aux États-Unis. Pour un dossier couvert par le secret professionnel, ce transfert vers un fournisseur sous juridiction étrangère est difficile à justifier.
Risque 2 — Perte de contrôle et entraînement
Selon les réglages du compte, vos saisies peuvent être conservées et servir à améliorer les modèles. Vous perdez le contrôle sur des informations confidentielles de vos clients.
Risque 3 — Aucune garantie de source
Un chatbot généraliste peut produire une réponse crédible mais fausse (« hallucination »), sans citer de source vérifiable. Pour un professionnel dont la signature engage sa responsabilité, c'est un danger : une référence légale inventée peut passer inaperçue.
Risque 4 — Pas de cloisonnement par dossier
Sur un outil grand public, rien ne sépare proprement les données d'un client de celles d'un autre au sein de votre usage. Un cabinet a besoin d'un cloisonnement strict, pas d'un espace de conversation partagé.
Risque 5 — Responsabilité et nLPD
En cas de fuite ou de contrôle, c'est votre responsabilité qui est engagée, pas celle de l'éditeur. La nLPD impose de maîtriser le traitement des données personnelles ; utiliser un outil qui les exporte hors de Suisse sans encadrement fragilise votre position.
Garder l'IA, sans les risques
Le bon compromis n'est pas de renoncer à l'IA — c'est de choisir une IA souveraine :
- hébergée et traitée exclusivement en Suisse (aucun transfert à l'étranger) ;
- sur une instance dédiée à votre cabinet, cloisonnée ;
- qui cite ses sources et signale quand elle n'en a pas ;
- sous validation humaine systématique : elle prépare un brouillon, vous signez.
Questions fréquentes
Est-il légal d'utiliser ChatGPT dans un cabinet en Suisse ?
Pour des tâches sans données confidentielles, oui. Pour des données de clients (secret professionnel, nLPD), c'est problématique car elles sont traitées hors de Suisse.
Où sont traitées les données saisies dans ChatGPT ?
Sur les serveurs d'OpenAI, principalement aux États-Unis, sous juridiction étrangère.
Comment garder les bénéfices de l'IA sans ces risques ?
Avec une IA hébergée exclusivement en Suisse, sur instance dédiée, sans transfert étranger et sous validation humaine.
Voir l'alternative
La [démonstration Souverain IA](/demo) montre une IA qui travaille sur infrastructure suisse, cite ses sources, et laisse chaque document en brouillon jusqu'à votre validation.